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Simulateur IFI : comment estimer votre impôt pour 2026

Simulateur IFI : comment estimer votre impôt pour 2026

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2026
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Le réflexe courant consiste à additionner la valeur de ses biens et à comparer le total au seuil de 1 300 000 €. Pourtant, le montant à saisir dans un simulateur de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) n'est pas la valeur brute du patrimoine. La résidence principale bénéficie d'un abattement, les parts de sociétés ne comptent que pour leur fraction immobilière et certaines dettes viennent en déduction. Dans la fiscalité patrimoniale, l'IFI a une particularité : il repose sur des valeurs estimées par le contribuable lui-même. Le calcul suit quatre étapes, dans l'ordre du formulaire officiel : les biens à déclarer, les dettes déductibles, le barème et la décote, puis les réductions et le plafonnement.

Simulateur IFI 2026

Estimation de l'impôt sur la fortune immobilière à partir de la valeur de vos biens au 1er janvier 2026. Les montants se saisissent en euros, sans centimes.

Biens détenus en direct
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Biens détenus via une société ou un contrat
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Dettes déductibles
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Qui doit payer l'IFI ?

L'IFI est dû lorsque le patrimoine immobilier net taxable du foyer dépasse 1 300 000 € au 1er janvier de l'année d'imposition. Le foyer fiscal retenu est large : il regroupe les époux, les partenaires de pacte civil de solidarité (PACS), les concubins notoires et les enfants mineurs. Les biens de chacun s'additionnent donc dans une seule déclaration.

L'assiette varie selon la résidence fiscale :

  • un résident fiscal français déclare ses biens immobiliers situés en France et à l'étranger ;
  • un non-résident ne déclare que ses biens immobiliers situés en France ;
  • un nouveau résident peut, sous conditions, être exonéré sur ses biens étrangers pendant cinq ans.

Ainsi, la simulation se justifie dès que la valeur brute des biens approche le seuil. Une fois les abattements et les dettes appliqués, un patrimoine de 1.6 M€ en valeur brute peut repasser sous 1.3 M€.

Étape 1 : les biens immobiliers à déclarer

Chaque bien est retenu pour sa valeur vénale au 1er janvier, c'est-à-dire le prix auquel il pourrait être vendu à cette date dans des conditions normales de marché. Le formulaire distingue les biens détenus en direct et ceux détenus au travers d'une société ou d'un contrat.

Résidence principale et autres immeubles bâtis

La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30% sur sa valeur vénale, lorsqu'elle est détenue en direct. Dans le simulateur officiel de la direction générale des Finances publiques (DGFiP), la case 9AA attend d'ailleurs la valeur après abattement : un appartement estimé 1 800 000 € s'y inscrit pour 1 260 000 €. En revanche, une résidence principale logée dans une société civile immobilière (SCI) perd en principe le bénéfice de cet abattement.

Les autres immeubles bâtis (résidence secondaire, biens locatifs, locaux loués) se déclarent pour leur valeur vénale pleine. Toutefois, un bien loué peut bénéficier d'une décote pour occupation : sa valeur est réduite parce qu'un bien occupé se vend moins cher qu'un bien libre. Cette décote doit être justifiée par des références de marché (ventes comparables).

Parts de SCI, de SCPI et unités de compte immobilières

Les biens détenus indirectement ne comptent que pour leur fraction immobilière. La valeur des parts est multipliée par un coefficient : le rapport entre les actifs immobiliers de la société et l'ensemble de ses actifs. Ce mécanisme concerne :

  • les parts de SCI et de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), retenues le plus souvent pour leur valeur de retrait au 1er janvier, c'est-à-dire le prix auquel la société de gestion rachète les parts ;
  • les unités de compte immobilières d'un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation (supports investis en immobilier, à la différence du fonds en euros), pour la valeur de rachat de la seule part immobilière ;
  • les actions de sociétés détenant des immeubles, sous réserve des exclusions prévues pour les participations minoritaires (moins de 10% du capital d'une société opérationnelle, c'est-à-dire exerçant une activité industrielle, commerciale, agricole ou libérale).

Par exemple, 400 000 € de parts de SCPI dont le coefficient immobilier s'élève à 85% se déclarent pour 340 000 €. Les sociétés de gestion et les assureurs communiquent ce coefficient chaque année. Les immeubles affectés à l'activité professionnelle principale du contribuable sont, quant à eux, exonérés.

Bois, forêts et biens ruraux loués

Le formulaire officiel demande ces biens avant exonération : le calcul de la part exonérée se fait ensuite automatiquement. Les bois, forêts et parts de groupements forestiers sont exonérés à hauteur de 75%, sous réserve d'un engagement de gestion durable : le propriétaire s'engage à exploiter les bois selon un plan de gestion pendant 30 ans. Les biens ruraux loués par bail à long terme (au moins 18 ans) et les parts de groupements fonciers agricoles (GFA), sociétés qui détiennent des terres agricoles louées à des exploitants, bénéficient d'une exonération de 75% jusqu'à 101 897 €, puis de 50% au-delà.

Étape 2 : les dettes déductibles

Seules les dettes existantes au 1er janvier et rattachées à un bien taxable sont déductibles. Pour un bien partiellement exonéré, la dette ne se déduit qu'à proportion de la part taxable. Les principales sont :

  • le capital restant dû des emprunts d'acquisition ;
  • les dépenses de travaux (réparation, amélioration, construction, agrandissement) restant à payer ;
  • les impôts liés aux biens, comme la taxe foncière due au titre de l'année précédente et non encore réglée.

Plusieurs règles limitent cette déduction. D'abord, un prêt in fine (capital remboursé en une fois à l'échéance) n'est pas déduit pour son montant total : la déduction diminue chaque année en proportion de la durée restante. Ensuite, les prêts consentis par un membre du cercle familial ne sont en principe pas déductibles, sauf preuve qu'ils sont conclus aux conditions du marché et effectivement remboursés.

Enfin, un plafonnement des dettes s'applique aux patrimoines importants. Lorsque la valeur des biens taxables dépasse 5 000 000 € et que les dettes représentent plus de 60% de cette valeur, l'excédent n'est déductible qu'à hauteur de 50%. Ce plafonnement ne joue pas pour les dettes dont le redevable démontre qu'elles n'ont pas été contractées dans un but principalement fiscal. Le simulateur attend des montants déjà corrigés de ce plafonnement : le calcul est donc à faire avant la saisie pour un patrimoine financé en grande partie à crédit.

Étape 3 : le barème et la décote de l'IFI

Le patrimoine net taxable obtenu passe ensuite au barème progressif de l'IFI. Les taux s'appliquent par tranche, comme pour l'impôt sur le revenu (IR). Cependant, la première tranche taxable démarre à 800 000 €, alors que l'impôt n'est dû qu'au-delà de 1 300 000 €. Dès que le seuil est franchi, l'impôt se calcule donc sur la fraction qui dépasse 800 000 €.

Fraction du patrimoine net taxable Taux applicable
Jusqu'à 800 000 € 0%
De 800 000 € à 1 300 000 € 0.5%
De 1 300 000 € à 2 570 000 € 0.7%
De 2 570 000 € à 5 000 000 € 1%
De 5 000 000 € à 10 000 000 € 1.25%
Au-delà de 10 000 000 € 1.5%

Un foyer détient une résidence principale estimée 1 800 000 €, un appartement locatif de 1 000 000 € et 400 000 € de parts de SCPI (coefficient de 85%). Il reste 300 000 € à rembourser sur l'emprunt du locatif. Le patrimoine taxable s'établit à 2 600 000 € (1 260 000 + 1 000 000 + 340 000), puis à 2 300 000 € après déduction de la dette. Le barème donne alors 2 500 € sur la tranche à 0.5% et 7 000 € sur la tranche à 0.7%, soit 9 500 €.

Une décote réduit l'impôt des foyers situés juste au-dessus du seuil. Entre 1 300 000 € et 1 400 000 € de patrimoine net taxable, l'impôt issu du barème est diminué de 17 500 € − 1.25% du patrimoine. Par exemple, à 1 350 000 €, le barème donne 2 850 € et la décote 625 €, soit un IFI de 2 225 €. Au-delà de 1 400 000 €, la décote disparaît.

Étape 4 : les réductions et le plafonnement de l'IFI

Une fois l'impôt brut calculé, trois mécanismes peuvent le réduire. Le premier est la réduction pour dons : 75% des sommes versées à certains organismes d'intérêt général, établis en France ou dans un autre État européen, s'imputent sur l'IFI, dans la limite de 50 000 € par an. Dans l'exemple précédent, un don de 4 000 € ramène l'impôt de 9 500 € à 6 500 €.

Le deuxième est le plafonnement, réservé aux résidents fiscaux français. Le total formé par l'IFI et les impôts dus en France et à l'étranger sur les revenus (IR et prélèvements sociaux, comme la CSG et la CRDS) ne peut pas dépasser 75% des revenus de l'année précédente. L'excédent vient en diminution de l'IFI. Les impôts pris en compte comprennent aussi la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR). C'est pourquoi le simulateur officiel demande les impôts et les revenus 2025, sans y ajouter l'IFI 2026 qu'il intègre lui-même.

Le troisième mécanisme concerne les biens situés à l'étranger : un impôt de même nature payé dans le pays où se trouve l'immeuble s'impute sur l'IFI français.

Les limites d'un simulateur IFI

Un simulateur ne fait qu'appliquer le barème aux chiffres saisis. La fiabilité du résultat dépend entièrement de la valorisation des biens, qui reste une estimation sous la responsabilité du contribuable. En cas de sous-évaluation, l'administration peut rectifier la valeur déclarée et appliquer des intérêts de retard, voire des majorations.

Par ailleurs, plusieurs situations sont mal couvertes par un simulateur :

  • le démembrement de propriété, où l'usufruitier (qui occupe le bien ou perçoit les loyers) et le nu-propriétaire (qui récupère la pleine propriété plus tard) se partagent le bien : en principe, l'usufruitier déclare la valeur en pleine propriété, avec des exceptions ;
  • les holdings (sociétés qui détiennent des participations dans d'autres sociétés) et les chaînes de sociétés, dont le coefficient immobilier se calcule à chaque niveau de détention ;
  • les biens professionnels, exonérés seulement si le contribuable y exerce son activité principale, ce que le formulaire ne vérifie pas.

Ces montages relèvent souvent d'une réflexion de transmission de patrimoine autant que de fiscalité. Enfin, la simulation ne vaut pas déclaration. L'IFI se déclare avec la déclaration de revenus, au printemps, sur l'annexe 2042-IFI.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chiffre à surveiller est le patrimoine net, pas la valeur brute. L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) se déclenche au-delà de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable, après abattement de 30% sur la résidence principale, prise en compte de la seule part immobilière des parts de sociétés et déduction des dettes.
  • La qualité de la simulation tient à la qualité des estimations. Une valeur vénale (prix de vente réaliste au 1er janvier) mal calibrée fausse le résultat, et c'est aussi le premier point examiné en cas de contrôle.
  • La structure de détention pèse autant que la valeur des biens. Une résidence principale logée en société perd son abattement, tandis qu'une participation de moins de 10% dans une société opérationnelle (industrielle, commerciale ou de services) peut sortir de l'assiette.
  • Plusieurs mécanismes réduisent l'impôt après calcul. 75% des dons à des organismes d'intérêt général s'imputent sur l'IFI (dans la limite de 50 000 €), et le total IFI plus impôts sur le revenu ne peut pas dépasser 75% des revenus de l'année précédente.
  • Les situations complexes demandent une vérification. Biens démembrés (partagés entre usufruitier et nu-propriétaire), holdings et patrimoines fortement endettés font partie des services d'un family office, qui contrôle aussi la cohérence de la déclaration avec le reste du patrimoine.

Questions fréquentes sur le simulateur IFI

Le simulateur IFI des impôts est-il fiable ?

Le simulateur IFI des impôts applique fidèlement le barème, la décote, les réductions et le plafonnement en vigueur. Son résultat reste toutefois indicatif : il dépend uniquement des montants saisis et ne constitue pas une déclaration.

Faut-il déclarer l'IFI sous 1 300 000 € de patrimoine ?

Un patrimoine immobilier net taxable inférieur ou égal à 1 300 000 € au 1er janvier n'entraîne aucune déclaration. Le seuil s'apprécie après abattements, coefficients et dettes, ce qui justifie une simulation dès que la valeur brute s'en approche.

Comment évaluer sa résidence principale pour l'IFI ?

La résidence principale s'évalue à sa valeur vénale au 1er janvier, établie à partir des ventes récentes de biens comparables. Un abattement de 30% s'applique ensuite lorsqu'elle est détenue en direct.

Les placements financiers entrent-ils dans le calcul de l'IFI ?

Les placements financiers n'entrent pas dans le calcul de l'IFI, à l'exception de leur part immobilière. Les actions, obligations et fonds non immobiliers sortent de l'assiette, ce qui pèse dans les arbitrages d'investissement patrimonial des grandes fortunes. En revanche, les SCPI, SCI ou unités de compte immobilières restent taxables pour leur fraction immobilière.

À quelle date faut-il évaluer son patrimoine ?

Le patrimoine s'évalue à la date du 1er janvier de l'année d'imposition. Un bien vendu ou acheté en cours d'année n'affecte donc que l'IFI de l'année suivante.

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